L’ancien Directeur général de la Direction de la Communication et de l’Information (DCI) de la Présidence, Moussa Condé, a été placé sous mandat de dépôt le 3 avril 2026 par le doyen des juges d’instruction du Tribunal de première instance de Kaloum. Révoqué deux semaines plus tôt pour « faute lourde », il a été conduit à la maison centrale de Coronthie en attendant les investigations sur sa gestion.

Moussa Condé avait été démis de ses fonctions par décret présidentiel lu le 20 mars à la télévision nationale. Dans une vidéo virale postée sur les réseaux sociaux, il avait lui-même admis des manquements graves : débauche au bureau, transmission d’informations confidentielles à des blogueurs, maraboutage et non-paiement des primes à son personnel. Ces aveux ont accéléré l’ouverture d’une information judiciaire pour faire la lumière sur ses agissements.
Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les faits précis reprochés, mais le placement en détention provisoire vise à prévenir toute entrave à l’enquête, comme des pressions sur témoins ou la destruction de preuves.Cette affaire suscite des réactions mitigées : certains y voient un signal fort contre les dérives administratives, d’autres rappellent la présomption d’innocence.
Le dossier, très suivi dans les milieux de la communication, reste en cours d’instruction.
Mariama Oury DIALLO pour guineef3.com
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