Après plusieurs années marquées par des manipulations politiques, des violences et une faible implication des jeunes dans les sphères de décision en Guinée, une prise de conscience s’est opérée. Les jeunes ont démontré leur maturité en participant activement aux processus référendaires et présidentiels.

La question aujourd’hui n’est plus “devons-nous participer ?”, mais plutôt :
“devons-nous continuer à laisser les autres décider à notre place ?”
Voici pourquoi les jeunes doivent candidater aux élections législatives et communales* :
1. Parce que la jeunesse représente la majorité démographique*
En Guinée, comme dans beaucoup de pays africains, la majorité de la population est jeune. Il est donc incohérent que cette majorité soit absente là où se prennent les décisions :
À l’Assemblée nationale (élections législatives)
Dans les conseils communaux (élections communales)
Celui qui est majoritaire dans la population doit aussi être visible dans la représentation.
2. Parce que les décisions concernent d’abord les jeunes*
Les lois votées au parlement influencent :
●L’emploi
●L’éducation
●L’entrepreneuriat
●Le numérique
●L’accès au logement
●La formation professionnelle.
Si les jeunes ne sont pas présents pour défendre leurs priorités, leurs réalités ne seront pas prises en compte.
3. Parce que le changement ne se réclame pas, il se construit*
Participer aux élections présidentielles et référendaires est une étape.
Mais gouverner localement et légiférer, c’est l’étape suivante.
Les jeunes ont montré qu’ils savent mobiliser.
Il est temps de montrer qu’ils savent gouverner.
4. Parce que la politique locale transforme directement le quotidien*
Les élections communales déterminent :
◇La gestion des marchés
◇L’assainissement
◇L’éclairage public
◇Les infrastructures locales
◇L’emploi communautaire
◇Un jeune élu communal peut transformer concrètement son quartier, sa commune, sa préfecture.
5. Parce que l’absence crée le vide… et le vide est toujours occupé*
Si les jeunes ne se présentent pas, d’autres le feront.
Et ceux qui ne vivent pas les réalités de la jeunesse décideront à sa place.
L’histoire montre que l’exclusion politique nourrit :
◇La frustration
◇La colère
◇La marginalisation
◇La participation, au contraire, crée la responsabilité.
6. Parce que la crédibilité se gagne par l’engagement*
Beaucoup critiquent la classe politique.
Mais la meilleure manière de réformer un système, ce n’est pas de rester spectateur :
c’est d’y entrer avec des valeurs, une vision et une éthique.
Bref, la jeunesse guinéenne a déjà prouvé sa capacité de mobilisation lors des échéances nationales.
La prochaine étape est logique :
■Passer de force électorale à force décisionnelle.
■Passer de participants à candidats.
■Passer d’observateurs à acteurs institutionnels.
Car une nation qui exclut sa jeunesse ralentit son développement et une jeunesse qui refuse de s’engager abandonne son avenir.
Alpha Mamadou Bailo BAH, président de la CNP et secrétaire administratif du parlement des jeunes leaders de la société civile Guinéenne.







