Le Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), pilier de l’indépendance en 1958 sous Sékou Touré, figure parmi les 40 partis dissous par arrêté du MATD dans la nuit du 6 au 7 mars 2026 pour manquements aux obligations légales et administratives .

Une mesure radicale, diffusée à la télévision nationale, marque un tournant majeur dans la régulation du paysage politique guinéen à l’approche des élections de mai 2026.
Contexte de la dissolution du parti PDG-RDA (ou PDG-RDA) est rayé de la carte politique aux côtés de poids lourds comme l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le RPG AEC d’Alpha Condé et l’UFR de Sidya Touré .
L’arrêté du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) invoque des « manquements à leurs obligations légales et administratives », suite à un rapport d’évaluation de mars 2025 et une vérification de février 2026 .
Cette décision s’appuie sur la Constitution organique et la loi 2018-025/AM du 3 juillet 2018 relative à l’administration publique.
Fondé par Ahmed Sékou Touré, le PDG-RDA a mené la Guinée à l’indépendance en 1958 en rejetant la Communauté française, incarnant le nationalisme africain .
Parti unique jusqu’en 1984 sous le régime de Sékou Touré, puis dissous par le CMRN, il a été recréé dans le multipartisme mais n’a plus retrouvé son rayonnement passé .
Son effacement aujourd’hui symbolise la fin d’une ère pour un mouvement historique du panafricanisme .
Cette dissolution massive réduit drastiquement le nombre de formations autorisées, suscitant des réactions vives de la classe politique et de la société civile .
Elle intervient dans un climat de restructuration avant les législatives et communales, potentiellement favorisant une recomposition de l’espace politique .
Les leaders concernés, souvent en exil, préparent déjà leurs recours ou déclarations.
Mariama Oury DIALLO pour guineef3.com
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