Le mois sacré de Ramadan a débuté mercredi 18 février dans un contexte économique tendu. Dès le premier jour, les marchés de la ville, comme le marché de Dar-es-Salam, enregistre une flambée spectaculaire des prix des condiments essentiels au jeûne, suscitant l’inquiétude des vendeuses et des consommateurs.
Un sac d’aubergine noire se vend à six cent mille francs guinéens (600 000 GNF).Un sac de gombo à un million cinq cents francs guinéens (1 500 000 GNF).Un sac d’aubergine blanche à huit cent mille francs guinéens (800 000 GNF).La pomme de terre est montée de trois cent mille francs guinéens (300 000 GNF) à trois cent cinquante mille francs guinéens (350 000 GNF).
Témoignages de commerçantes et consommateurs Adama Barry, vendeuse au marché de Dar-es-Salam, s’indigne :
« La vie est vraiment chère actuellement, surtout pendant ce mois de Ramadan. Un sac d’aubergine noire c’est six cent mille francs guinéens (600 000 GNF), le sac d’aubergine blanche à huit cent mille francs guinéens (800 000 GNF), un sac de gombo à un million cinq cents francs guinéens (1 500 000 GNF) et un pot de piment à quarante mille francs guinéens (40 000 GNF). Nous demandons au gouvernement de nous aider car nous souffrons vraiment. »
À quelques mètres de là, Kadiatou Bah, vendeuse, explique la hausse de l’oignon et de la pomme de terre :
« Nous achetons un sac de pomme de terre à trois cent trente mille francs guinéens (330 000 GNF) ou trois cent mille francs guinéens (300 000 GNF), et pour l’oignon, de fois on baisse les prix et de fois on augmente. Nous achetons le sac d’oignons à deux cent quatre-vingts mille francs guinéens (280 000 GNF) ou trois cent mille francs guinéens (300 000 GNF). Nous appelons les autorités à alléger le panier de la ménagère pendant ce mois saint. »
Fatoumata Binta Diallo, vendeuse du lafidi venue faire ses achats, ajoute :

« Les prix sont en hausse actuellement. Une seule aubergine noire se négocie entre sept mille francs guinéens (7 000 GNF), huit mille francs guinéens (8 000 GNF) et dix mille francs guinéens (10 000 GNF). Nous demandons au président de la République, Mamadi Doumbouya, de nous aider face à cette hausse généralisée car on ne peut rester sans vendre, et c’est trop cher. Un plat à sept mille francs guinéens (7 000 GNF) ou dix mille francs guinéens (10 000 GNF) pour ceux qui achètent pour la rupture et n’ont pas le temps de cuisiner pour eux-mêmes.
La visite de terrain continue par le gouvernement à travers le ministère du commerce pour la stabilité des prix .
Des efforts qui s’appuient sur un protocole d’accord national signé à l’approche du Ramadan et du Carême chrétien entre le gouvernement et les opérateurs économiques. Piloté par le Ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME, il plafonne les prix des denrées de grande consommation (riz, sucre, huile, farine, etc.) jusqu’au 30 juin 2026, en partenariat avec la Direction Générale des Douanes, la Chambre de Commerce et la Direction Nationale du Commerce Extérieur et de la Concurrence.
Mariama Oury DIALLO pour guineef3.com







