Le tribunal de première instance de Labé a requalifié les faits en violences et voies de fait, condamnant deux lycéennes majeures impliquées dans l’agression de Djeynabou Cellou. Sept mineurs avaient déjà été sanctionnés plus tôt, avec un retour autorisé à l’école.Les faits, initialement qualifiés de coups et blessures volontaires, ont été requalifiés en violences et voies de fait, conformément aux conclusions du rapport médico-légal établi le 6 février 2026.

Les déclarations de Ramatoulaye Bah
À l’audience, Ramatoulaye Bah a reconnu avoir porté des coups à la victime. Elle a expliqué avoir été informée qu’une personne aurait tenu des propos mensongers à son sujet, ce qui l’aurait conduite sur les lieux.
Selon ses déclarations, elle aurait d’abord agressé la collégienne à l’extérieur avant de se rendre plus tard à son domicile pour lui présenter des excuses. Une altercation aurait de nouveau éclaté dans la chambre de la victime, où elle admet l’avoir frappée une seconde fois.
Concernant la vidéo largement évoquée dans cette affaire, elle a précisé ne pas être l’auteure des images.
Interrogée par le ministère public sur son état d’esprit après les faits, elle a exprimé des regrets, affirmant avoir ressenti de la tristesse, de la peur et de la honte, et a demandé pardon.
La position de Hadja Kadiatou Barry
De son côté, Hadja Kadiatou Barry a reconnu avoir filmé une partie de la scène à l’intérieur de la chambre, tout en niant toute participation physique aux violences.
Elle a soutenu que les images seraient restées dans son téléphone portable et n’auraient fait l’objet d’aucune publication ni diffusion sur les réseaux sociaux.
Les réquisitions du procureur
À l’issue des débats, le procureur de la République a requis une peine d’un an d’emprisonnement assortie de sursis contre chacune des deux prévenues, pour des faits qualifiés de violences volontaire.
Dans sa décision, la juridiction a déclaré Ramatoulaye Bah coupable de violences et voies de fait. De son côté, Hadja Kadiatou Barry a été reconnue coupable des mêmes faits, auxquels s’ajoute l’infraction de mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique, en lien avec la diffusion des images de l’agression.
Le tribunal a également ordonné la suppression de toutes les vidéos relatives à l’agression de la victime, identifiée comme Djeynabou Cellou. Cette dernière n’a toutefois formulé aucune demande de réparation au titre des intérêts civils. Les frais de justice restent néanmoins à la charge des condamnées.
condamnés à six mois d’emprisonnement assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’amendes comprises entre 300 000 et 500 000 francs guinéens.À l’issue de la procédure judiciaire, les élèves concernés ont été reconduits dans leurs établissements scolaires respectifs dans une perspective de réinsertion. Cette démarche a été rendue possible grâce à l’implication conjointe des autorités judiciaires et administratives locales, soucieuses de favoriser le retour progressif des élèves dans leur parcours éducatif tout en tirant les leçons de cette affaire qui avait fortement marqué l’opinion publique à Labé.
La rédaction de guineef3.com
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