Docteur Morissanda Kouyaté après le rapatriement et les d’attaques de tous genres sur les réseaux sociaux concernent le rapatriement de plusieurs Guinéens en provenance d’Allemagne, le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a tenu une entrevue ce lundi avec l’ambassadeur allemand en Guinée.

Dans un échange franc, Morissanda Kouyaté, qui a regretté le traitement infligé aux ressortissants guinéens dans ce pays, a demandé la suspension de l’opération, le temps d’examiner en profondeur le document signé en 2018 entre les deux pays concernant la migration légale et illégale. Brandissant le document devant la caméra de la Télévision Nationale, le patron de la diplomatie guinéenne a demandé à son interlocuteur s’il en avait connaissance.« … Et ce que le président Doumbouya a fait en venant aux responsabilités, c’était de ne pas appliquer ça intégralement. Pourquoi ? Parce que nous avons dit qu’il fallait respecter la dignité de nos compatriotes. Nous respectons chaque pays, nous respectons la dignité de tous les pays, et nous voulons aussi que nos compatriotes bénéficient du respect de leur dignité. C’est pourquoi, pendant ces quatre années, malgré toute la pression du gouvernement allemand et de l’Union européenne, nous avons résisté à appliquer cet accord qui est signé. »Répondant, le diplomate allemand s’est montré focalisé sur le respect de la loi : « En Allemagne, on a un système de justice et, en tout cas, on va respecter la loi. Mais je sais qu’il y a aussi de la désinformation qui circule à grande vitesse aujourd’hui avec les réseaux sociaux, et c’est pour ça qu’on a des systèmes pour faire les choses de manière sûre. »S’il y a des insuffisances dans le protocole, Dr Morissanda les met à l’actif du régime qui a précédé le leur, bien qu’il assume le principe de continuité de l’État : « C’est signé par un gouvernement qui était avant nous. C’est la continuité. Mais si nous, nous étions là, nous n’aurions pas signé. Mais ça a été signé en 2018. Avant nous, nous endossons les conséquences, mais nous tenons à ce que la dignité de nos compatriotes soit respectée. Aujourd’hui, nous avons une réaction de nos compatriotes qui nous donnent des informations selon lesquelles ils sont très mal traités. Nous tenons à la partie positive de notre coopération. Nous devons nous battre pour que la partie toxique de notre coopération soit totalement expurgée afin que cette coopération continue avec nous. C’est dans ce cadre-là que je vous ai invité à venir. Comme ça, nous allons travailler ensemble pour faire cette enquête et tirer des leçons… »Les parties promettent de travailler dans le sens d’un respect mutuel dans le traitement des citoyens des deux pays.
Mariama Oury DIALLO pour guineef3.com







