Depuis ce 1er avril 2026, le trafic sur l’axe Labé–Manda est à l’arrêt complet à cause d’une grève de trois jours menée par les chauffeurs sénégalais. Ces derniers protestent contre les frais excessifs imposés le long du corridor et l’interdiction de circuler après minuit, provoquant une paralysie totale du transport de passagers et de marchandises.

La ligne Labé–Manda, artère vitale reliant le nord de la Guinée au Sénégal, est coupée depuis mercredi en raison d’un mouvement de débrayage massif des transporteurs sénégalais. Prévu pour s’achever ce vendredi 3 avril, ce conflit bloque des dizaines de véhicules des deux côtés de la frontière, laissant voyageurs et commerçants dans l’incertitude.
Maître Souleymane Diallo, chef de ligne Labé–Manda, confirme avoir reçu une notification officielle des grévistes. « Ils dénoncent des frais trop élevés sur le corridor et des limitations de circulation nocturne qui nuisent à leur rentabilité. Nous avons suspendu les départs pour éviter des immobilisations en route », explique-t-il. Les chauffeurs guinéens, pris en étau, subissent de plein fouet les répercussions économiques de cette crise.
Les voyageurs devant rejoindre Dakar ou Saint-Louis sont invités à reporter leurs déplacements, tandis que les commerçants locaux craignent des pénuries de produits importés. « Cette grève nous prive de revenus quotidiens. Mais si elle aboutit à de meilleures conditions, elle pourrait bénéficier à tous à long terme », tempère un opérateur guinéen.
Les autorités régionales appellent au dialogue entre les parties pour une résolution rapide. Ce conflit met en lumière les tensions récurrentes sur les corridors transfrontaliers ouest-africains, où les frais douaniers, péages et restrictions multiplient les griefs des transporteurs. Une médiation est en cours pour éviter une prolongation du mouvement au-delà de ce week-end .
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