Dans un nouveau drame lié à l’insécurité galopante à Conakry, deux cambistes ont été sauvagement abattus dans le centre-ville, plongeant leurs familles dans le deuil. Mamadou Saliou Baldé, oncle de l’une des victimes, a livré un témoignage glaçant des faits et lancé un appel poignant aux autorités pour justice et sécurité renforcée.

L’horreur a encore frappé Conakry ce mercredi 1er avril 2026 vers 19 heures au marché central du quartier Kaloum.
Deux opérateurs de change, identifiés comme Alpha Oumar Diallo (28 ans) et Sékouba Camara (35 ans), ont été exécutés à bout portant par des hommes armés alors qu’ils rangeaient leur stand après une journée d’activité. Selon les témoins, les assaillants à moto ont surgi de nulle part, ont fait feu sans sommation avant de disparaître dans la circulation dense.
Mamadou Saliou Baldé, oncle d’Alpha Oumar Diallo, était à quelques mètres de la scène tragique. « J’ai entendu les détonations, je me suis précipité et j’ai trouvé mon neveu baignant dans son sang, la tête fracassée. Son collègue gisait à côté, sans vie. Ils ont pris leur sac d’argent et sont partis comme des ombres », raconte-t-il la voix brisée par l’émotion lors d’un entretien avec la presse locale. Les corps ont été évacués vers la morgue de l’hôpital Ignace Deen sous les cris de désespoir des familles et des passants.
Ce double meurtre crapuleux s’ajoute à la longue liste d’attaques contre les cambistes, cible privilégiée des bandits pour leurs liquidités importantes. « Monsieur le ministre de la Sécurité, où êtes-vous ? Combien de morts encore avant que vous ne réagissiez ? Nous payons nos impôts pour avoir la protection de l’État ! », a interpellé avec colère Mamadou Saliou Baldé, rejoint par des dizaines de confrères cambistes qui menacent de fermer leurs étals.
Les forces de l’ordre ont bouclé le périmètre pour les investigations, promettant une enquête approfondie. Mais face à l’indignation populaire, les autorités locales ont annoncé le renforcement des patrouilles dans les zones à risques. Ce drame ravive le débat sur l’urgence d’une réponse sécuritaire ferme dans la capitale guinéenne, où l’insécurité nocturne fait désormais la une quotidienne des médias. Les obsèques des victimes sont prévues vendredi dans un climat de tension palpable.
Mariama Oury DIALLO pour guineef3.com
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